
cette photo je l'ai prise a Madagascar en 2001, je me souviens encore les pensées qui m'animaient au moment d'appuyer sur le declencheur, et finalement les memes pensées m'animent encore aujourd'hui... 6 ans plus tard, j'ai l'impression d'etre exactement au meme point :(
clic
la route est toujours aussi longue, et bien solitaire
mais en tournant et retournant la photo dans tous les sens, m'est venue cette question : le bout du chemin est le meme pour tous, alors pourkoi ne pas aller directement au bout du chemin??
c'est vrai, jusque là le chemin a été rempli de choses exceptionnelles, de vrais bons et sincères moments, alors si le bout du chemin arrive demain, je n'aurai aucun regrets, alors que si je continue cette traversée du désert, peut etre ne trouverai je plus rien de comparable, et finalement, au bout du chemin me dirai je que toute cette traversee du desert ne m'as servie à rien. et pis si c'est pour trouver le bout du chemin dans le desert, je prefere m'en aller avec mes souvenirs d'oasis, de calme et de félicité, tous frais, les yeux pétillant de joie, plutot que la gorge seche et amer et les yeux vide de toute cette terre brulée.
du coup je vais pas tourner et retourner le probleme encore comme ca pendant 10 ans,
dans 27 jours je prend ma decision... jusque là un seul objectif : avancer un maximum pour etre sur de ne pas rater quelque chose, apres... "ce qui est dit doit etre fait, ce qui est fait était ecrit, c'est comme ca, c'est la vie!" (J. Higelin)
du coup cher(e) visiteur(euse), tu trouveras chaque jour un nouveau post avec un chiffre, une photo, et peut etre quelques mots ;)
en attendant, bonne journée à toi
Et pourquoi attendre 27 jours pour tout changer ? Pourquoi pas maintenant ? Et la vie n'est-elle pas justement et simplement un chemin à suivre, plus ou moins bien indiqué, suivi...? Pourquoi devrait-il toujours y avoir un bout du chemin ?
RépondreSupprimerC'est vrai qu'il est long, le chemin et souvent parsemé d'embûches.
RépondreSupprimerC'est vrai qu'il est monotone, ce chemin, et qu'entre deux villages pittoresques, de type Yvoire, on est obligé de traverser beaucoup de bleds pourris façon Culoz.
C'est vrai que moi aussi j'ai souvent eu envie de le quitter, ce chemin, de me jeter dans le talus, de faire exprès de louper mon virage, de dire "STOP", cette fois je n'irais pas plus loin.
La vie ressemble un peu à une rando en montagne. Certes la montée n'est pas de tout repos et il arrive même que la difficulté nous fasse plus regarder le sol et nos pieds que la beauté du paysage qui nous entoure, que l'on oublie le décor et qu'on se concentre sur nos pompes. Et dans ce cas, j'avoue que c'est décourageant de ne voir que ses lacets et la poussière.
Mais au détour d'un virage, au bout d'un faux plat, il arrive que tout s'illumine, que le paysage se révèle à nos yeux, sans même le vouloir, il nous saute au regard, il nous capte. Et là, devant cette beauté, on se retourne, on contemple le chemin parcouru, celui là-même qu'on a tant maudit. Et le mal aux reins, les pieds en compote ou la put** de bord** de @µ*$!%* de cote qu'on vient de se taper en suant corps et âme, eh bien on les oublie…
Alors je ne dis pas ça, parce que le mien, de chemin, a pas mal bifurqué ces derniers temps, mais quitter le chemin après ces fatidiques 27 jours, ce serait comme… disons comme partir d'Annemasse pour aller à Oléron, en se tapant 10 heures de route, via Feurs et Thiers et tout arrêter à l'entrée du pont … sans prendre le temps de visiter l'île d'Aix.
Ce serait bien dommage.
Sans parler des passagers, qui peuvent très bien continuer, eux, mais qui auront perdu un de leur meilleur conducteur…